Guilhemorand

22 septembre 2013

Soleil sans ombre

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 1 h 10 min

Je me souviens de l’été enneigé. Milles arcs en ciels sombres tombaient sur les pieds du dormeur. Tu rêvais comme une caricature: ô le beau soleil, ô le bel arbre, ô la fraîche chaleur d’été. Terrifiant ignorant que tu es, cette terre est celle du poète car elle est mère affameuse. Mère sans lait débordant d’insectes dont tu gaves mon corps qui s’allongeait nu sur ton sein ouvert. Ton arbre me servait de couveuse, il m’est devenu serpent étouffeur, qui perdant son parie avec le roseau me tombe sur la machine à rêve.
Je suis seul, pauvre Kafka, plus aucun arbre pour t’accueillir alors que voilà ton père le soleil. Violeur tarissant le breuvage de ma mère, craquelant sa peau sous ton charme. Regardes comme elle souffre. Regardes comme je m’assèche. Regardes moi toi qui le peut, tu m’es caché par ton être, tu te fais ombre.Je suis seul, pauvre Kafka au milieu du désert. Même mon livre jaunie par ta faute. Mais où meurent les cigales?

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