Guilhemorand

7 octobre 2013

Absence sans téléphone

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 2 h 44 min

Le téléphone se coupe et immédiatement l’absence se fait sentir, elle surgit.
À travers le béton, le bois du plancher, la cataracte du ciel, elle me montre du doigt, avant de m’oublier.

Te voilà punis, elle est partie. À nouveau seul.

Mon amie communication, tu devais garder les lieux et les liens, établir une fausse distance. Me faire vivre dans l’oublie! Etablir des rapports de proximité ! Alors pourquoi suis-je seul!!! Pourquoi un tel sentiment en un instant ! Alors qu’elle était là ! Au bout d’une caresse électrique, une vibration si simple, si essentielle, si envoutante. Et op, plus rien.

Tu me fais vivre avec une présence, alors que je devais vivre avec l’oubli de son absence, par l’illusion.

Mais te voilà partie, et seul je redeviens.

Sans no man’s land à franchir. Je n’ai eu le temps de rien sentir, rien percevoir. Tout fut si brusque. Un éclair, un foudroiement.

Sans même un retour possible de cette guerre.

Me voilà le plus immédiatement seul.

Un geste aura suffit à me condamner.

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