Guilhemorand

7 octobre 2013

Mémoire

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 1 h 46 min

Tu voulais que les mots te contiennent, mais c’est toi qui les contiens.

Tu les reçois en toi.

Tu regardes le papier où tu n’es pas.

Plus tu t’emplies d’eux plus tu te vides

Un moi sans rien derrière

Sans leur mémoire, sans ma mémoire

Je ne possède même pas la leur

Ils sont pleins à jamais, je suis vide pour toujours.

Et face aux mots ne plus exister, ne plus détruire

Être soi et seul, une coquille vide

N’en plus pouvoir de recevoir

Absorber et régurgiter comme un spectre.

Une outre pleine de son vin, sans pouvoir murir au soleil.

Je n’ai plus de mots, je n’ai que des images pour me tenir éveillé.

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