Guilhemorand

12 novembre 2013

Le secret

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 0 h 47 min

J’ai vu le cuir pleurer sous la pluie. Et les hommes marcher sur les feuilles des arbres. Elles jonchaient le sol.

Leur corps se mêle au ruisseau. Il faut se frayer un chemin à travers leur abondance.

Mais c’est impossible.

L’homme agite ses pieds nus, il froisse une forme lavée. Tout sombre sous ses pas.

La multitude se confond avec le bitume et devient cause de mon aveuglement.

Je ne vois plus que de l’eau sous le cuir. Sous le vrai.

Les gouttes sont le reflet de l’écho caverneux. De ce vide que je cache. Ma honte, et mon secret.

La bière m’a fait oublier le sérieux de ces enfants de 17 ans.

Et l’on a de l’eau plein les yeux, quand on attend à la sortie, qu’elle ne vient pas, et que tout seul l’on est là. Bien contraint de se souvenir.

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