Guilhemorand

7 octobre 2013

Un soleil rouge se lève

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 2 h 24 min

Un paysage jaune me fait goûter le soleil à son élévation.

Un amour indien et sauvage, des hommes dansants, des têtes de bisons.

Une sorcière multiple répand le son le plus fort.

Une répétition:

je suis le rouge qui se démarque du jaune pour en faire mon auréole.

La femme au vêtement blanc s’avance.  Elle chante pour moi au pas de l’avenir.

Elle me fait toucher à l’essentiel. L’oubli

Je fuis dans la forêt avec Rameau pour la caresser au rythme de ma pulsion sanguine.

Peut-être un jour à nouveau la paix et l’innocence.

Que ne donnerai-je pas?

Son absence

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 2 h 18 min

Elle n’est pas venue.

J’ai traversé le pont et j’ai attendu.

Je l’ai attendu.

Elle me fait connaitre son oubli. De loin. Par un message.

Je suis forcé d’être avec moi-même

Inconsciente, et innocente. Si seulement je pouvais penser cela.

Il demeure le risque volontaire d’une ironie, d’un mensonge.

Sa possible moquerie me fait mal.

Peut-on oublier un être que l’on aime?

Ou ne se souvient-on que des rats?

L’abandon aime.

Fantasme d’une liberté absolue qui existerait sans attachement.

L’ange ivre

Classé dans : Non classé — guilhemorand @ 2 h 15 min

Mifune meurt blanc, comme un ange. Lavé de la couleur du marais.

Dès la première image de ce marais, l’on comprend qu’il est mort. Le marais ce n’est pas seulement un lieu de vie, et une triste réalité. C’est le coeur des hommes. Le coeur de Mifune. Il est ancré en lui. Jamais un homme seul ne pourra lutter contre autant de malheur, si tous y déversent un déchet.

Une imagination vide

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 2 h 12 min

L’amour ne vient que dans l’imagination.

Jusqu’au premier rêve, elle n’existait pas.

Soudain une idée réelle vient envahir une image irréelle.

Si c’était un espoir?

On doute de soi-même et de sa réalité.

On abaisse les flots bleus qui envahissent le sol et libèrent une puissance incomblée.

Des bas fonds au sommet on tente le voyage

Si l’image seule reste on en vient à douter de la pensée, alors elle devient réalité.

Le sentiment, ce besoin, ayant passé l’épreuve de la tache blanche, gagne son droit à l’obsession.

L’enfant mot

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 2 h 01 min

Contempler les mots comme l’enfant qui ne sait lire.

Retour à la magie et au cri d’angoisse.

Fatigue d’un homme vivant sans le sens, et ne peut plus lui substituer son rêve.

Ne plus voir les fantômes de l’autre côté du pont. Rester pour toujours sur la même rive

Celle où l’on ne voulait pas être, celle que nous avions renié

Mal être sous un soleil qui fait disparaître les mirages.

L’homme bidon ville

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 1 h 58 min

Je suis poussé en avant dans une nature.

Paysage floue qui défile

Au coeur de l’arbre l’homme bidon loin de la ville cherche un espace

Sortir, respirer ce gout vert, loin des cheminées, du béton, de la couleur totalisante, je trouve peut-être une vérité

 

C’est en fuyant une chose, en cachant mon regard, sans me retourner, que je vois un jeu des êtres.

Cet alignement entassé, cet ordre du pauvre. À la frontière du mythe la vie crée sa subsistance.

L’homme ville, l’homme bidon. Maintenant nos pauvres n’ont plus de souliers.

Nuit d’hiver

Classé dans : Non classé — guilhemorand @ 1 h 53 min

Ecrire un poème sur la neige, au coeur de la route,

Couper la main gelée,

attendre la chute des roses blanches.

Aucun sens n’est venu par l’éphémère.

La voiture efface tout jusqu’au béton, des mots rien n’a subsisté

L’ancien réel est effacé et jamais ne reviendra

À moins que …

Mémoire

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 1 h 46 min

Tu voulais que les mots te contiennent, mais c’est toi qui les contiens.

Tu les reçois en toi.

Tu regardes le papier où tu n’es pas.

Plus tu t’emplies d’eux plus tu te vides

Un moi sans rien derrière

Sans leur mémoire, sans ma mémoire

Je ne possède même pas la leur

Ils sont pleins à jamais, je suis vide pour toujours.

Et face aux mots ne plus exister, ne plus détruire

Être soi et seul, une coquille vide

N’en plus pouvoir de recevoir

Absorber et régurgiter comme un spectre.

Une outre pleine de son vin, sans pouvoir murir au soleil.

Je n’ai plus de mots, je n’ai que des images pour me tenir éveillé.

L’éclat

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 1 h 42 min

Pourtant je voudrai crier pour être entendu
Crier pour partager

Pas crier pour crier

Mais crier pour rire, pour exister, pour éclater

Il n’y a personne sur qui crier

Si je pouvais hurler, hurler sur moi, si je pouvais m’entendre alors tout s’arrêterait.

Hurler sur soi-même, sans crier sur les autres

Respirer sans souffler

Hurler sans entendre

Crier pour comprendre

Ne pouvoir se comprendre, être sourd au son de sa propre voix

Voix, voix, écho sans son.

22 septembre 2013

Le mal vénitien

Classé dans : Poème — guilhemorand @ 1 h 12 min

Qu’es tu devenu amour de Venise? Sous le ciel vibrant, sous le toit de la chapelle, où tu te fondais en Vivaldi, où tu devenais musique, où tu deviens la céleste contrée de mon imagination. Belle fille d’Asie, tu partageas ma nuit de passion dans l’ivresse du son. Ton corps, nourriture de mon être, s’envolait sous le regard du musicien. Je fus jaloux de ton être. Jaloux de la musique que tu aimais. Que ne suis je un puit vénitien? Que ne suis je la voute céleste? Que n’eus je le courage de me plonger dans la nuit noire du plis qui te caressait! Tu resteras l’image du lointain solitaire reposant sur la trace du passé. Seule dans la ville de l’amour d’occident, contemplant mon ciel. Pauvre image du poète qui te voit. Qui es tu ma pierre de mémoire? Te retrouverais je dans mes errances?

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